Préparer la France au fédéralisme sans renoncer à son unité
Avertissement : les tribunes sont des contributions individuelles de sympathisants du mouvement au débat et ne reflètent pas nécessairement les positions de celui-ci.
La France est à un tournant.
Face aux défis démocratiques, économiques, écologiques et géopolitiques, notre organisation institutionnelle montre ses limites.
L’excès de centralisation ralentit les décisions, éloigne les citoyens des lieux de pouvoir et ne permet plus de répondre efficacement à la diversité des réalités territoriales.
Il est temps d’engager une nouvelle étape de la décentralisation.
Non pas pour affaiblir la République, mais pour la renforcer.
Donner davantage de responsabilités aux Régions,
Dans un cadre clairement défini, permettra d’expérimenter des politiques publiques adaptées aux besoins locaux tout en préservant ce qui fonde notre unité,la Constitution, l’État de droit, les compétences régaliennes, l’égalité des citoyens et le français comme langue de la République.
Cette évolution doit également s’accompagner d’une reconnaissance sereine des langues régionales, du patrimoine et des mémoires locales. Une nation qui assume sa diversité n’est pas plus fragile, elle est plus solide, parce qu’elle donne à chacun une place dans le récit national.
Cette décentralisation n’est pas une fin en soi. Elle prépare aussi l’avenir européen de la France. L’Union européenne repose déjà sur le principe de subsidiarité, chaque décision doit être prise au niveau le plus efficace et le plus proche des citoyens.
Une France qui applique ce principe sur son propre territoire sera mieux préparée à participer, demain, à une Europe fédérale, capable d’agir avec davantage d’efficacité face aux grandes puissances du monde.
Il ne s’agit pas de transférer notre souveraineté du jour au lendemain, mais de construire progressivement un modèle institutionnel moderne, fondé sur la confiance, la responsabilité et la coopération. Le calendrier de cette évolution doit rester celui des Français, au rythme des expérimentations et des résultats obtenus.
Entre le statu quo centralisateur et les ruptures institutionnelles, il existe un chemin réaliste, celui d’une République décentralisée, unie et ambitieuse. Une France plus proche de ses territoires sera aussi une France mieux préparée à construire la fédération européenne de demain.
Préparer la France au fédéralisme européen commence par faire confiance à ses territoires, sans jamais renoncer à l’unité de la Nation.
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